Les diphtongues (capsule pédagogique)

Les diphtongues, ou prononcer plus qu’une voyelle sans s’en rendre compte

L’une des particularités du français québécois, c’est la façon dont on prononce certains mots. Rien de nouveau me direz-vous. Non effectivement, mais est-ce que vous saviez qu’on prononce certaines voyelles sans même s’en rendre compte? C’est ce qu’on appelle la diphtongaison.Ce beau grand mot signifie simplement qu’on change de voyelle en cours de prononciation dans une seule et même syllabe. Par exemple, certains Québécois et certaines Québécoises prononcent le mot fête [fait]. Donc, on prononce le [a] puis on glisse vers le [i], [fait]. Même chose pour le mot peur où on prononce [a] puis [oe], je répète [paoeʀ]. Comme c’est un fait assez courant et qu’on ne contrôle pas, on le repère quand on se compare avec une autre variété du français. Si on compare la prononciation québécoise du mot fête et celle du français hexagonal, on entend la distinction. La population française prononce [fɛt] sans la diphtongaison, on entend tout de suite la différence entre [fɛt] et [fait]. C’est la même chose pour le mot peur qui est prononcé [poeʀ] en France et [paoeʀ] ici au Québec. 

Par : Mylène Roy

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