Isolement

D’une prison à l’autre, l’isolement du transfert

Un texte de Colin McGregor, Centre Fédéral de Formation –


Dans le bus qui fait la navette entre les pénitenciers Cowansville et Sainte-Anne-des-Plaines, peu importe qu’il fasse jour ou nuit, on ne peut le savoir. C’est l’isolement total. Assis à l’arrière dans une cage – enchaîné, menotté et dans le noir total –, j’entends le rythme de la suspension qui réagit à la route; je sens le camion accélérer et ralentir ; et je ne peux contempler que le vide. Les pensées vont et viennent, sous forme de rêves.

C’est à ça que doit ressembler un caisson d’isolation sensorielle, me dis-je. On trouve de ces caissons partout. Une paroi de fibre de verre contenant de l’eau salée à la température du corps. Aucune lumière, aucun son. Vous y plongez nu et, sans ressentir votre corps, vous y descendez jusqu’aux profondeurs de votre esprit.

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