Perturbateurs endocriniens : une menace pour le Q.I.

Bisphénol, phtalates, pesticides, parabène… On trouve ces substances chimiques responsables de troubles hormonaux partout dans nos aliments, cosmétiques, textiles et emballages. Problème alarmant : les perturbateurs endocriniens parviendraient à atteindre le cerveau des fœtus en modifiant l’activité des hormones et en réduisant les capacités cérébrales.

Un texte de Alexandra Bachot – Dossier Santé

 

En 2014, une étude de l’université de Columbia avait ainsi associé une forte exposition prénatale aux phtalates à une diminution de 6 à 7 points de Q.I. chez les enfants de 7 ans. En effet, ces molécules de synthèse altéreraient non seulement l’équilibre hormonal mais affecteraient également notre cerveau, en perturbant des fonctions vitales de notre organisme telles que la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, le sommeil, la circulation sanguine, l’appareil reproducteur. Nocifs pour la santé, les conséquences de l’exposition à ces substances peuvent être plus ou moins sérieuses, en causant notamment des malformations génitales, des ménopauses et pubertés précoces, et un risque de cancer hormono-dépendant accru.

Mais de quelle manière les perturbateurs provoquent des changements aussi graves sur le fœtus, l’embryon et les jeunes enfants ? En réalité, ces molécules constitutives de matériaux de notre vie quotidienne ont une structure proche de celle de nos hormones thyroïdiennes, responsables de la croissance. De ce fait, ces polluants présents dans l’environnement interfèrent avec notre système endocrinien et le développement cérébral. Une fois dans le sang de la mère, les perturbateurs endocriniens parvenant à franchir la barrière placentaire dérèglent la construction du jeune cerveau, ce qui pourrait expliquer une baisse du Q.I. à l’échelle mondiale.

S’il est devenu difficile d’y échapper tant ces substances sont présentes dans l’air, l’eau, les sols et l’alimentation, il existe cependant des stratégies pour limiter leur contact, en adoptant par exemple la technique du zéro déchet. Éviter les contenants (bouteilles, conserves, canettes, sacs plastiques) et les produits phytosanitaires, réduire l’utilisation de sacs plastiques, acheter des produits en vrac sont des actions pouvant facilement être mises en place au quotidien.

En complément à Reflet de Société +

Comprenez l’enjeu des perturbateurs endocriniens en 2 minutes grâce à cette vidéo de 2 minutes tout compris.

 

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