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Quand la science rejoint le grand public

Alors que le débat sur les frais des activités scolaires fait rage au Québec et que l’Association des communicateurs scientifiques du Québec (ACS) tire la sonnette d’alarme, certaines initiatives tente d’amener les scientifiques devant le grand public. Et Pint of science est l’un de ces événements.

Par Alexandra Bachot – Dossier Éducation


Si des gens viennent rencontrer des scientifiques dans les laboratoires, pourquoi ne pourrait-on pas faire l’inverse et amener des scientifiques à rencontrer directement le public ? En démystifiant la recherche scientifique autour de conférences ludiques menées par des professionnels investis, le festival pancanadien se donne pour mission de rendre la science accessible au grand public, sans aucune connaissances préalables nécessaires.

« Parce que oui, la science, ça peut être le fun ! », peut-on lire sur la page principale Pint of Science. A l’occasion l’édition 2018, des habitués, des novices, des étudiants et des professionnels du domaine s’étaient donnés rendez-vous au bar le Siboire à Montréal pour un moment d’échange sur la thématique La santé en avant. « Je suis venue pour m’informer sur différents sujets scientifiques. J’ai un background en sciences, j’ai fait un baccalauréat et une maîtrise en biochimie. J’ai donc choisi des soirées qui étaient hors de mon champ d’études pour élargir mes connaissances », s’enthousiasme Annie, coordinatrice de laboratoire.

Vulgariser la recherche

À Pint of science, les présentations longues, parsemées de termes techniques sont à bannir tandis que les présentations visuelles, qui se prêtent à la discussion et aux questions sont privilégiées. L’initiative engagée par une équipe locale de bénévoles, principalement des scientifiques en début de carrière est conçue comme une discussion, une séance de remue-méninges où les interrogations les plus élémentaires peuvent être posées, sans qu’aucun jugement ne soit porté.

« Il faut que les présentateurs comprennent qu’on ne vient pas ici pour faire un séminaire de recherche mais pour transmettre des connaissances, particulièrement sur ce qu’on vit en tant qu’individu dans la société et comment la science peut l’expliquer. Quand il y a beaucoup de graphiques, ça peut devenir très lourd et ces soirées-là, bien vulgarisées, et moins académiques sont idéales pour une bonne compréhension », précise Annie, assidue de l’évènement.

En 2018, pour sa troisième édition, le festival s’est installé dans quatre villes sur le sol québécois avec vingt-cinq activités à Montréal (dont quinze en anglais), neuf à Québec, trois à Saguenay et trois à Trois-Rivières. Et trouver d’autres événements de vulgarisation, suivez l’Association des communicateurs scientifiques du Québec (ACS).

En complément à Reflet de Société +

Un excellent travail de vulgarisation scientifique est celui de Peter Wohlleben, garde forestier allemand, qui a compilé dans son livre La vie secrète des arbres quantité d’informations qu’il reçut par son travail. L’émission Envoyé Spécial offre un aperçu de son travail.

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