Un enfant intimidé, c’est un jeune en colère !

Mon message, ce matin, est un cri du cœur pour tous les parents.  Je le fais avec amour, car je sais qu’il n’y a pas de mode d’emploi lorsqu’on devient parent et qu’on fait notre possible. La sensibilisation à l’intimidation, ça commence tôt! N’ayez pas peur de le faire avec vos enfants. 

Dossier Famille

Jess et Jacob

Avoir un enfant victime d’intimidation, c’est le pire cauchemar de chaque parent. Je te présente mon Jacob. C’est mon plus vieux, il a 9 ans. C’est peut-être mes yeux de mère qui parlent, mais le vois-tu, comme il est beau? Pourtant, ce n’est pas ce qu’on lui dit à l’école. On rit de lui parce qu’il porte une tuque et des bottes pour se protéger du froid. On le traite de « looser », de « gros con », de « psychopathe » et de « débile ». 

Chaque jour, c’est une crise, le matin, pour ne pas s’habiller parce qu’il est laite, comme ça. Vous me direz que c’est banal, qu’on passe tous par là et qu’on se forge un caractère au travers des épreuves de la petite enfance. L’affaire, c’est que certains sont plus outillés que d’autres. Quand tu es renfermé, que tu ne parles pas beaucoup et que tu te compares déjà tellement, à un si jeune âge, c’est plus difficile de traverser toutes ces épreuves.

J’ai un enfant « différent ». Un enfant avec un trouble du déficit de l’attention (TDA). Un enfant qui a besoin de coquilles en classe et qui a toute la misère du monde à passer ses années scolaires. Jacob est impulsif et colérique. Lorsqu’il passe une mauvaise journée à l’école, il se défoule à la maison (je vous laisse en prendre connaissance par vous-mêmes, c’est le mur de sa chambre sur la photo et ça, c’est sans compter le cadre de porte qui est tout cassé et ce qu’on ne voit pas sur une photo.)

Le mur dans la chambre de Jacob.

Depuis septembre que nous avons un petit gars en difficulté. Je vous dirais que la Covid-19 n’a pas aidé non plus. Pour une mère, dire que son enfant est malheureux et triste, ça crève le cœur. Je ne savais plus quoi faire et j’ai compris que l’intimidation entrait en ligne de compte.

Jacob ne veut plus aller à l’école. Il n’a plus d’estime de lui. Il se trouve nul et con. Un travailleur social et une psychoéducatrice viendront à la maison pour l’aider et pour nous aider, nous les parents, à faire face à tout ça.

Soyez attentifs aux signes et surtout, prenez ce temps si précieux avec vos enfants pour leur parler des impacts de l’intimidation! La vie est précieuse, il faut en prendre soin et profiter de chaque instant avant qu’il ne soit trop tard.

On traverse des moments difficiles, mais ça va bien aller!

Jess Harvey, maman de Jacob, 9 ans.

 

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