« Vieillir en gros plan, c’est murder »

Dans La revanche des moches, la journaliste Francine Pelletier déclare à Léa Clermont-Dion que c’est «dur pour une femme de vieillir, mais [de] se voir vieillir en gros plan (sur petit ou grand écran), c’est murder. » Des propos qui expriment un malaise répandu à la télévision pour les femmes: afficher des signes reliés à la vieillesse au petit écran serait ardu. Cette situation relèverait d’un cas de deux poids deux mesures, car les collègues masculins de ces professionnelles de la télévision peuvent vieillir devant les caméras tout en y affichant leurs cheveux gris et leurs rides sans que leur professionnalisme ne soit remis en question. Jean Airoldi, styliste et animateur de l’émission Quel âge me donnez-vous? à Canal Vie, affiche les poils gris parsemant sa chevelure et sa barbe ainsi que ses rides. Pierre Bruneau, chef d’antenne du TVA Nouvelles du midi et de 17 h à 18 h 30, arbore une crinière poivre et sel. Ces marques de vieillissement ne suscitent pas les foudres des téléspectateurs, car ces derniers s’attardent surtout à la qualité du travail de messieurs Airoldi et Bruneau.

Un texte de Anders Turgeon – Dossier Médias

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